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Je n'ai pas eu le temps de "fermer" le blog, j'avais perdu mon mot de passe pour me connecter. Je suis rentré début décembre au Pérou et pense y retourner soit en mai/juin soit en décembre/janvier, wait and see...
D'ici là, je pense ouvrir un blog pour parler du Pérou.
Alors, à bientôt sur la toile.
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Publié à 18:11, le 11/03/2010, Villeneuve-Loubet Mots clefs :
Semble-t-il que l'altitude et le temps sec de la Bolivie m'ont fait éclater le nez en sang. Pas de Salar d'Uyuni ni même de trip vers Puno, Arequipa ou Trujillo. Semble-t-il que le désir de revenir à Cusco pour ma bien aimée eut été plus fort que celui de découvrir d'autres coins. Je ne regrette rien... Je me suis fait une promesse : revenir au Pérou et donc la possibilité de voir bien plus de ce pays : Puno, Arequipa, la Costa de Tacna à Tumbes, Iquitos... Je suis tombé amoureux de ce pays, de sa culture, de ses traditions... quand bien même il me reste beaucoup à découvrir .
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Publié à 01:26, le 20/11/2009, Cuzco Mots clefs :
Je pensais qu’il m’en fallait plus pour m’abattre. Et pourtant, je n’ai pas résisté longtemps au 4070 mètres de Potosi, l’une des villes les plus hautes du monde. De quoi donner un sacré mal de crane, plus qu’a Cusco et La Paz. « Vale un Potosi », s’esclaffait Don Quichotte. Le chasseur de moulins résume ainsi toute la richesse de la ville, traduite par les mines du Cerro Rico. Dimanche, j’ai vécu les Corons boliviens. Sauf que des mineurs travaillent encore de nos jours. Les conditions de vie et de santé ne sont pas sans rappeler celles de nos mines du nord et de l’est de la France. Le minerai extrait est un mélange de zinc, argent… Une entreprise privée, basée sur les hauteurs de Potosi, se charge d’affiner le produit brut. À peu près 10 tonnes lui coutent environ 2000 bolivianos soit 200 euro. À moindre mesure, cela me rappelle le prix dérisoire du sel aux Salinas de Maras au Pérou. Si hier Potosi fut le centre de toutes les attentions des colons espagnols en raison de l’argent provenant des mines, aujourd’hui, les entreprises privées gagnent un maximum d’argent (sic) sur le dos des mineurs. À savoir que ceux chargés des labeurs les plus dangereuses gagnent plus d’argent que les autres… Mais à quel prix puisque l’exposition au danger est plus grande. Et il arrive que les pères de famille meurent. Le travail à l’intérieur des mines étant prohibé aux femmes, le fils reprend le travail du père.
Dans les mines, les hommes utilisent à volonté les feuilles de coca. Mélangées à un catalyseur, elles sont mâchées, ainsi le mineur peut supporter la faim, la chaleur, et tout un tas de truc. Il y a aussi l’alcool à 96 degré et des clopes un peu spéciales qui contiennent aussi de la coca. Ce triptyque sert également à donner offrande à la Pachamama et au Tio, le diable protecteur… La visite se termine par comment utiliser la dynamite et avec le sentiment d’avoir vécu un pan de vie des mineurs de Potosi.
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Publié à 17:29, le 13/11/2009, Potosí Mots clefs :
Le premier novembre dernier, j’ai quitté Cusco pour La Paz. Avec une grande tristesse. Cusco, cette ville très attachante, peut à la fois aussi être énervante, mais seulement si on squatte La Plaza de Armas, ô combien magnifique, et ses « jaladores ». Des massages en pensant par le lustrage de chaussure, les clopes, la drogue, les restaurants et autres boites de nuit, les vendeurs vous proposent de tout. Reste à être courtois (no gracias) et passer au-dessus de cet aspect touristique de Cusco. Mais, le plus difficile dans tout cela, a été de quitter ma bien aimée. Même si la relation sur Cusco n’a duré qu’un mois et demi, les sentiments sont très forts et nous serons amenés à nous retrouver. Je vais revenir à Cusco pour la dernière semaine de mon voyage au lieu de filer vers le nord du Pérou et Trujillo. Après une heure d’avion, survolant le Lac Titicaca (impressionnant !), me voici arrivé à La Paz où l’aéroport se situe sur « El Alto », quartier le plus élevé de la capitale bolivienne et situé à environ 4000 mètres d’altitude. S’en est suivi une descente vers le centre de la ville et les quartiers plus riches. L’avenue du 16 juillet (jour de l’indépendance de la Bolivie), une des artères principales de la ville, est tronquée de buildings et édifices imposants. Ce n’est pas San Francisco, mais ces derniers me rappellent que je suis bien dans la capitale. 2009, qui marque le bicentenaire de l’indépendance de la Bolivie, voit profiler les nouvelles élections présidentielles. Quasi adulé à La Paz et ses environs, région fortement marquée par la population aymara, Evo Morales brigue un nouveau mandat. Mais, Santa Cruz de la Sierra et, entre autres, Sucre sont les principaux foyers d’opposition au président d’origine indigène. Ce dernier a tellement œuvré en faveur des « siens », faut-il rappelé qu’Evo Morales est fils d’un cultivateur de la feuille de coca, que les blancs et les métisses de Bolivie se sentent fortement lésés et qu’ils ont peur d’un « retournement de situation ». Ce dernier leur serait sans doute défavorable. De mon point de vue, Evo Morales a réalisé, au début de son mandat, de bonnes choses pour la Bolivie et a défendu corps et âme la feuille de coca. Mais, à force de trop vouloir donner aux indigènes, il oublie le reste de la population. Aussi, à l’image d’Hugo Chavez au Venezuela, Evo Morales est l’auteur de sortie médiatique maladroite et sans intérêt. Alors qu’une miss péruvienne de Puno portait le vêtement traditionnel de l’Altiplano, le président bolivien s’est offusqué de voir une Péruvienne porter un costume traditionnel bolivien. Sauf qu’Evo Morales a oublié que l’Altiplano était partagé par le Pérou et que, par le passé, cette partie de la Bolivie s’appelait « Alto Peru ». Ainsi va la vie de la politique en Amérique Latine, ô combien intéressante. Côté civilisation, celle de Tiwinaku est omniprésente à La Paz, mais également au site même de Tiwanaku à environ 70 kilomètres de la capitale. Cette civilisation pré-inca a vécu près de 2500 ans et a régné au même moment que les Perses et les Egyptiens. Lundi, je suis donc allé visiter ce site archéologique. Grand bien m’en a pris puisque ce dernier a été très intéressant et instructif, apprenant beaucoup sur cette civilisation bien moins connue que les Incas. Un pan d’histoire de la Bolivie compté sous mes yeux. Le lendemain, j’en ai appris bien plus en visitant un certain nombre de musées. De la guerre du Pacifique au beau milieu du 19 siècle, perdue face au Chili, causant la perte de l’accès à l’océan, à l’indépendant de 1809 insufflée par un certain Murillo, devenu héros national et quasiment exécuté en martyr. Je me suis également instruit sur l’évolution des instruments de musique en Bolivie, mais également sur la feuille de coca via le très intéressant musée qui lui est consacrée…
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Publié à 22:07, le 4/11/2009, La Paz Mots clefs :
… Avant de terminer ma balade, passage obligé à Sacsayhuaman. Dernière ruine, à deux kilomètres de Cusco, mais sans doute la plus importante et mystérieuse. Erigée à l’initiative de l’Inca Pachacutec, cette forteresse a été le théâtre de l’une des dernières batailles de la conquête du Pérou par les Espagnols qui se sont heurtés aux Incas. Aujourd’hui, Sacsayhuaman est le lieu de l’Inti Raymi, chaque 24 juin, où l’on fête le dieu Soleil, Inti. Voilà pour la (courte) histoire… Sinon, la découverte du lieu a été fantastique. Mystérieux, personne n’a réussi à trouver la manière dont les incas ont transporté ces pierres énormes pesant en moyenne entre une et cinq tonnes chacune ! Alors que le secret des pyramides égyptiennes a été percé, celui des Incas reste encore introuvable. Incroyable ! Plus incroyable encore, mais on peut le voir également sur les quelques murs incas restant à Cusco, la manière dont est construit le mur. Il n’y a pas de « ciment » entre les pierres qui sont superposées, encastrées, les unes au dessus des autres. Et ça tient, sans laisser le moindre espace vide ! De Sacsayhuaman, on jouit également d’une vue exceptionnelle sur le tout Cusco, ce qui donne un aspect protecteur à Sacsayhuaman… tout comme le Cristo Blanco qui surplombe la ville tel le Christ du Corcovado à Rio de Janeiro…

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